Vendredi 28 septembre 2007
Il y a quelques jours, je vous avais montré ceci :
Vous avez été très perspicaces et nombreuses à trouver cela :
L'usine DMC de Mulhouse.
L'usine semble désaffectée (c'est aussi ce que l'une d'entre vous m'a écrit), certaines vitres sont brisées. Par contre les bureaux ont l'air toujours
en activité. C'est là que se trouve le musée privé de DMC mais comme j'y étais pendant le week end tout était fermé...
Ce n'est pas le site d'origine de DMC qui était situé à Dornach près de Mulhouse et dont il ne subsiste pratiquement plus rien des usines, des
habitations, des jardins...
Les bâtiments que vous pouvez voir ici :
datent de 1929. Mais le site en lui-même est beaucoup plus ancien et date du 19ème siècle.
Les bâtiments occupent tout un côté de la route mais les bâtiments de l'autre côté de la route sont du même style et ont vraisemblablement été vendus par DMC dont les terrains devaient être
auparavant beaucoup plus étendus que maintenant.
Les activités de DMC ont été transférées dans le territoire de Belfort dans les années 18.. pour éviter la germanisation de l'entreprise au moment de l'invasion de l'Alssace Lorraine par
l'Allemagne.
Et ce personnage :
est effectivement Jean-Henri Dollfus (le "D" de DMC) qui fonde, en 1746, une co-entreprise avec deux autres jeunes entrepreneurs Jean-Jacques SCHMALZER et Samuel KOECHLIN. Profitant de
l'engouement de l'époque pour les tissus peints et du talent artistique de Jean-Henri, ils deviennent les pionniers en Europe de la fabrication industrielle des imprimés indiens peints à la main
(ce que l'on appelle les "indiennes" dont voici un modèle, photographié au Musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse :
Par la suite et pendant de nombreuses années, l'entreprise se consacre à une seule activité: l'impression sur tissus. Les deux frères Jean-Henri et Jean
DOLLFUS en assurent ensemble la direction et exportent leurs tissus dans le monde entier.
Vers la fin du 18ème siècle, le neveu de Jean-Henri DOLLFUS, Daniel DOLLFUS, reprend la direction de l'entreprise familiale. Au printemps 1800, il épouse
Anne-Marie MIEG et rattache le nom de sa femme au sien, pratique courante à cette époque. Au cours de cette même année, il donne à son entreprise sa nouvelle dénomination sociale DOLLFUS-MIEG
& Compagnie, ou D.M.C.
En 1850, le fils de JEAN DOLLFUS-MIEG, ses études à Leeds, en Angleterre, il découvre l'invention du chimiste JOHN MERCER -"le mercerisage" - procédé consistant à passer un fil de coton à la
soude caustique, modifiant ainsi cette fibre et lui procurant sa résistance, sa longévité et son aspect soyeux.
La fabrication du tout premier fil de coton revient donc à la famille DOLLFUS.
(Informations communiquées par le site DMC. Merci aussi à Pierre Fluck pour son essai "Patrimoine industriel de Mulhouse" dans lequel j'ai pioché plusieurs
indications...)
Et voici la devise de DMC qui date de plus de deux siècles et qui est toujours d'actualité :
TENUI FILO MAGNUM TEXITUR OPUS
"D'un simple fil, une oeuvre d'art est née"
Ce sera aussi un Dollfus, Jean, qui, vers 1840, au sein de la Société Industrielle qui regroupait les industriels de Mulhouse, procéda à la construction des
cités ouvrières dont on peut voir encore aujourd'hui certaines maisons... (je ne peux pas vous raconter toute l'histoire de ces cités mais elle est très intéressante. A l'occasion,
renseignez-vous, je pense qu'on doit pouvoir en trouver les détails sur Internet...).
A part cela, Mulhouse ne présente pas beaucoup de curiosités architecturales (enfin quelques unes quand même, je vous montrerai ca dans les prochains jours...) mais possède un grand nombre de
musées, tous plus intéressants les uns que les autres (je le sais... je les ai tous presque tous faits !). Cette ville m'a rappelé un livre lu et relu dans mon enfance, "En
famille" d'Hector Malot qui, bien qu'il se passe dans le Nord de la France, présente beaucoup de similitudes avec ce que j'ai pu voir et étudier sur cette ville.
Enfin, une toute dernière image avant que vous ne vous endormiez... Il s'agit du générateur de l'usine DMC qui se trouve actuellement au Musée de l'Electricité de Mulhouse (le musée a
d'ailleurs été construit pour abriter et conserver ce générateur et éviter qu'il ne soit détruit) :
Le générateur est sur deux étages, la "roue" que vous voyez en haut est plus haute qu'un homme. Je ne connais pas les dimensions d'un générateur actuel mais
cela ne doit pas dépasser celles d'une petite valise....
Voilà, j'espère n'avoir pas été trop longue ce soir (quoi ?... il n'y a plus personne ??? vous êtes déjà toutes parties ??? mdrrrrrrr).
Très bon week-end !
Par Martine Rose
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Publié dans : Témoignages du passé
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C'était supposé être une brocante ET un vide-grenier mais à vrai dire il n'y avait que des professionnels.
Je ne cherchais rien de précis donc je n'ai pas été déçue de ne pas trouver grand chose. Voici le résultat de quelques heures de flânerie et de marches sous
les frondaisons du square de Batignolles (dans Paris pour ceux et celles qui ne connaissent pas
...) hier (désolé les
photos ne sont pas terribles mais la visibilité aujourd'hui n'était pas au rendez vous
) :
La serviette monogrammée fait 60 x 70 cm à peu près (rien à voir avec nos petites serviettes de table actuelles...).
L'aiguière n'a aucune valeur marchande. Son seul intérêt : j'aimais sa forme et le fait que son décor était peint à la main. Je l'ai eu pour trois fois rien (6
€, elle était vendue à 15) parce que le vendeur était pressé de remballer pour aller voter mais je pense qu'elle ne vaut pas plus.
Les cartes postales sont beaucoup plus émouvantes. Deux d'entre elles sont "embossées", ce qui leur donne un léger relief.
Regardez l'écriture de la première : soigneusement écrite au porte plume, avec des pleins, des déliés et des volutes. Elle est adressée à une certaine Yvonne
qui habite rue de Vouillé à Paris, où j'ai habité aussi il y a quelques années, deux immeubles plus loin. La deuxième carte est signée Yvonne (la même ?). Elle a dû être envoyée sous enveloppe
car elle ne porte ni souscription ni timbre. La troisième est plus... inhabituelle : elle est partie de Mulhouse (écrit en allemand sur la flamme, du moins c'est ce qu'il me semble), à
destination de Strasbourg. Le timbre est allemand. Le texte est écrit en allemand ou en alsacien. Elle doit dater du temps où l'Alsace était allemande...
(J'aurais bien aimé vous montrer les photos les unes après les autres mais OB ne veut rien savoir ce soir et j'ai été obligée de passer par Rock
You...)
Par Martine Rose
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Publié dans : Témoignages du passé
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