Dimanche 30 septembre 2007
voici BLEU !

Même présentation (avec le petit kit de survie : un morceau de lin, 2 écheveaux, une aiguille), des modèles rapides à broder, beaucoup de point de tige (plus que dans le premier il me semble, mais,
après tout, pourquoi pas, les modèles sont jolis et puis le point de tige c'était ma première expérience en broderie, quand j'avais 10 ans (j'ai un peu laissé tomber depuis lol...).
Je l'ai trouvé un peu déroutant au début car dans les premières pages vous avez juste quelques modèles (et vous vous dites : "tout ça pour ça !!!"), mais quand vous cherchez les explications
correspondantes, vous réalisez qu'il y a BEAUCOUP plus de modèles disponibles mais ils ne sont pas photographiés, seuls les modèles ou les grilles apparaissent...
Mais quelques images valant mieux qu'un long discours, voici des exemples de ce que l'on peut y trouver :

Un joli abécédaire (Pat, je trouve qu'il ressemble beaucoup à celui que tu avais brodé pour le couvercle de ta boîte il y a quelques mois...).

Un modèle au point de tige

De mignons petits hollandais à broder au point de tige, qui illustrent ce que je vous disais plus haut : seul le modèle dessiné figure dans le livre, on ne le voit pas réalisé, c'est un peu
frustrant...
Je sais que BLANC est paru aussi, je ne l'ai pas encore, mais de ce que j'en ai aperçu ici ou là, je crois qu'il va beaucoup me plaire !

Bonne fin de week-end !
par Martine Rose
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Petites croix
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Vendredi 28 septembre 2007
Il y a quelques jours, je vous avais montré ceci :

Vous avez été très perspicaces et nombreuses à trouver cela :

L'usine DMC de Mulhouse.
L'usine semble désaffectée (c'est aussi ce que l'une d'entre vous m'a écrit), certaines vitres sont brisées. Par contre les bureaux ont l'air toujours
en activité. C'est là que se trouve le musée privé de DMC mais comme j'y étais pendant le week end tout était fermé...
Ce n'est pas le site d'origine de DMC qui était situé à Dornach près de Mulhouse et dont il ne subsiste pratiquement plus rien des usines, des
habitations, des jardins...
Les bâtiments que vous pouvez voir ici :

datent de 1929. Mais le site en lui-même est beaucoup plus ancien et date du 19ème siècle.
Les bâtiments occupent tout un côté de la route mais les bâtiments de l'autre côté de la route sont du même style et ont vraisemblablement été vendus par DMC dont les terrains devaient être
auparavant beaucoup plus étendus que maintenant.
Les activités de DMC ont été transférées dans le territoire de Belfort dans les années 18.. pour éviter la germanisation de l'entreprise au moment de l'invasion de l'Alssace Lorraine par
l'Allemagne.
Et ce personnage :

est effectivement Jean-Henri Dollfus (le "D" de DMC) qui fonde, en 1746, une co-entreprise avec deux autres jeunes entrepreneurs Jean-Jacques SCHMALZER et Samuel KOECHLIN. Profitant de
l'engouement de l'époque pour les tissus peints et du talent artistique de Jean-Henri, ils deviennent les pionniers en Europe de la fabrication industrielle des imprimés indiens peints à la main
(ce que l'on appelle les "indiennes" dont voici un modèle, photographié au Musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse :

Par la suite et pendant de nombreuses années, l'entreprise se consacre à une seule activité: l'impression sur tissus. Les deux frères Jean-Henri et Jean
DOLLFUS en assurent ensemble la direction et exportent leurs tissus dans le monde entier.
Vers la fin du 18ème siècle, le neveu de Jean-Henri DOLLFUS, Daniel DOLLFUS, reprend la direction de l'entreprise familiale. Au printemps 1800, il épouse
Anne-Marie MIEG et rattache le nom de sa femme au sien, pratique courante à cette époque. Au cours de cette même année, il donne à son entreprise sa nouvelle dénomination sociale DOLLFUS-MIEG
& Compagnie, ou D.M.C.
En 1850, le fils de JEAN DOLLFUS-MIEG, ses études à Leeds, en Angleterre, il découvre l'invention du chimiste JOHN MERCER -"le mercerisage" - procédé consistant à passer un fil de coton à la
soude caustique, modifiant ainsi cette fibre et lui procurant sa résistance, sa longévité et son aspect soyeux.
La fabrication du tout premier fil de coton revient donc à la famille DOLLFUS.
(Informations communiquées par le site DMC. Merci aussi à Pierre Fluck pour son essai "Patrimoine industriel de Mulhouse" dans lequel j'ai pioché plusieurs
indications...)
Et voici la devise de DMC qui date de plus de deux siècles et qui est toujours d'actualité :
TENUI FILO MAGNUM TEXITUR OPUS
"D'un simple fil, une oeuvre d'art est née"
Ce sera aussi un Dollfus, Jean, qui, vers 1840, au sein de la Société Industrielle qui regroupait les industriels de Mulhouse, procéda à la construction des
cités ouvrières dont on peut voir encore aujourd'hui certaines maisons... (je ne peux pas vous raconter toute l'histoire de ces cités mais elle est très intéressante. A l'occasion,
renseignez-vous, je pense qu'on doit pouvoir en trouver les détails sur Internet...).
A part cela, Mulhouse ne présente pas beaucoup de curiosités architecturales (enfin quelques unes quand même, je vous montrerai ca dans les prochains jours...) mais possède un grand nombre de
musées, tous plus intéressants les uns que les autres (je le sais... je les ai tous presque tous faits !). Cette ville m'a rappelé un livre lu et relu dans mon enfance, "En
famille" d'Hector Malot qui, bien qu'il se passe dans le Nord de la France, présente beaucoup de similitudes avec ce que j'ai pu voir et étudier sur cette ville.
Enfin, une toute dernière image avant que vous ne vous endormiez... Il s'agit du générateur de l'usine DMC qui se trouve actuellement au Musée de l'Electricité de Mulhouse (le musée a
d'ailleurs été construit pour abriter et conserver ce générateur et éviter qu'il ne soit détruit) :
Le générateur est sur deux étages, la "roue" que vous voyez en haut est plus haute qu'un homme. Je ne connais pas les dimensions d'un générateur actuel mais
cela ne doit pas dépasser celles d'une petite valise....
Voilà, j'espère n'avoir pas été trop longue ce soir (quoi ?... il n'y a plus personne ??? vous êtes déjà toutes parties ??? mdrrrrrrr).
Très bon week-end !
Voici ce que j’ai reçu : un joli coussinet façon patchwork !
Le recto :

Et le verso :
Je vous montre la broderie et le détail du tissu de plus près :
(un peu flou mais je crois que je me suis plantée avec les réglages de mon apn...)
Et voyez comme il a tout de suite su trouver sa place auprès de ma lampe verte ! (juste derrière mon ordi,
je suis assise devant le meuble que vous voyez quand je vous écris…).
Merci beaucoup Mary, je suis vraiment comblée !
Voilà qui adoucit mon « retour à la réalité » après mes vacances !
Grosses bises à vous tous !
par Martine Rose
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Martine Rose
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